[creation site web] [logiciel creation site] [creation site internet] [FORT du PARMONT à Remiremont Vosges]

A) GENERALITES  :

            

            . Au plus près du fort pour ne pas laisser à l'ennemi toutes facilités pour entreprendre sa destruction sans avoir à craindre le feu du fort,

            . Surveillance constante du réseau à partir de la laie défensive aménagée, avec création d'un couloir d'accès entre fossé et réseau,

            . Conservation à l'intérieur du réseau, de la végétation arborescente dans les limites exigées par le dégagement des champs de tir et la surveillance des abords.



B) METHODOLOGIE :


            On divise l'emplacement du réseau en triangles équilatéraux de 2.5 m de côté. Les sommets de ces triangles marquent les emplacements des grands piquets. Les centres de chacun de ces triangles et les milieux des côtés marquent les emplacements des petits piquets (ou ardillons).


            L'irrégularité du réseau général est recherchée.




            Les grands piquets sont en fer rond de 30mm de diamètre et d'une longueur de 1.60m : ils sont scellés sur 0.50m de hauteur dans un bloc cylindrique de béton de ciment de 0.60m de haut et de 0.35m de diamètre.








            Les petits piquets de 15mm de diamètre ont une hauteur de 0.60m.


            Ils sont reliés entre eux par :

                        . du fil galvanisé de 5mm en acier doux,

                        . du fil galvanisé de 5 et 12 mm en acier dûr,

                        . de la ronce artificielle.


            Sur le terrain, la répartition est la suivante :



            . entre l'observatoire de Corroy et la grille extérieure du fort, un réseau réglementaire d'une largeur de 30m,

            . entre la grille et la casemate-Ouest, les piquets sont scellés directement au ciment pur dans le roc,

            . entre la casemate-Ouest et le saillant II, réseau Brun







(supports naturels, poteaux ou piquets en bois, boudins superposés, quelques piquets réglementaires),

            . du saillant II à l'observatoire de Lorette, réseau réglementaire, mais complété pendant la guerre par des piquets en acier galvanisé,

            . entre les deux observatoires, sur le front de tête, en haut du pierrier, petit réseau ne répondant à aucun des principes définis              précédemment, mais adapté au terrain et d'une largeur de 4 à 5m.



C) HISTORIQUE  :


            Avant le 1ère guerre mondiale, construction en 3 étapes :

            

            . Mise en place du réseau réglementaire en 1913,

            . Complément au Nord/Ouest par un réseau Brun pour protéger la gorge de l'ouvrage contre un mouvement débordant de l'ennemi,

            . Renforcement par piquets galvanisés autour de  6 postes de mitrailleuse battant les divers réseaux.


            Avant le 2ème guerre mondiale, construction d'un réseau de tranchées autour du fort utilisant les réseaux de barbelés existants et complétés par des systèmes de fortune Concertina aujourd'hui disparus.


            . Jusqu'en 1945, le fort est occupé par l'armée allemande. Dans le cadre de l'opération Todt, la récupération de tous les métaux du fort est lancée : des prisonniers russes et indiens démontent les réseaux de barbelés et les piquets en acier qui seront envoyés en Allemagne pour être fondus. Leur conscience professionnelle n'étant pas exceptionnelle, tous les piquets n'ont pas été enlevés, il en reste quelques uns par ci, quelques autres par là, sans aucune logique, ce qui crée une dangerosité certaine pour les exploitants  forestiers, les promeneurs, les chercheurs de champignons et les chasseurs.

  

Le réseau de fil de fer qui constitue la sûreté rapprochée du fort

a été construit selon les principes suivants :