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Les Magasins "sous rocs ou caverne"

Après la crise de l'obus-torpille de 1885, le magasin à poudre traditionnel (Modèle 1874) est abandonné. Comme il n'y a pas de possibilités tactiques à l'extérieur pour le stockage des poudres et munitions, on creuse donc dans le fort et plus particulièrement sous le "haricot". Pour ce faire, les travaux débutent en juillet 1888 pour se terminer fin 1889.


Cette structure souterraine est composée de deux galeries d'accès parallèles orientées Nord/Sud, dune galerie perpendiculaire de jonction en 3 tronçons et de nombreux locaux spécifiques avec leurs annexes, à savoir :

  

  • 1 magasin aux obus chargés avec vestibule ( cf A )

- la mélinite est coulée à l'intérieur des obus,

- les obus sont stockés debout avec bouchon obturateur sur le dessus,

- l'éclairage est réalisé par une lampe encagée.

  

  • 1 atelier de manutention et de chargement ( cf  B )

- confection des gargousses et mise en caisse par types d'armes pour leur transport,

- préparation de l'amorçage des obus avec l'outillage réglementaire,

- l'éclairage est réalisé par deux lampes encagées.

  

  • 1 magasin à poudre propulsive avec vestibule ( cf C )

- les caisses en laiton ou en cuivre (du Modèle 1887 à 1924) sont posées directement sur le sol,

- l'éclairage est réalisé par une lampe encagée.


Particularites de ces 3 pièces :

            - les parties métalliques de ces pièces (serrures, gonds, cadres des lampes, etc...) sont en bronze.

            - à hauteur de chaque entrée figure un renfoncement pour le stockage provisoire des matériels de transport en             attente de chargement ou de déchargement.

  

  • 1 salle aux artifices, fusées et étoupilles ( cf  D )

            - ces matériels sont stockés dans des armoires encastrées dans les 3 piedroits.

            - l'éclairage est assuré par une lampe encagée.

  

  • 3 niches triples de stockage pour munitions préparées en attente d'enlévement vers les batteries de tir

- à l'est pour les batteries Est et N.E. ( cf  1 )

- au sud pour la tourelle Mougin ( cf  2 )

- à l'ouest pour les batteries N.O. et S.O.( cf 3 )


L'organisation est la suivante :

- niche supérieure pour fusées et étoupilles,

- niche inférieure pour obus,

- niche adjacente pour caisses de gargousses et stockage des moyens de transport (chariots pour 7 obus, brouettes et civières à crochets).


Sécurité :

            - en temps de paix, l'approvisionnement de sûreté des batteries est réalisé à raison de 100 pièces en munitions             confectionnées pour les canons de 155, 120 et 90mm,

            - une seule caisse de poudre est utilisée à la fois,

            - le dispositif de mise à feu de la charge explosive n'est mise en oeuvre que juste avant le tir,

            - en cas d'intrusion ennemie, une destruction des 2 galeries d'accès est prévue :

  1. sur le galerie Est par une fougasse extérieure de 3m de profondeur,
  2. dans la galerie Ouest par une alvéole intérieure de minage ( cf  4 ).


Transport


L'acheminement vers les batteries de tir est réalisé sur la rue des remparts par une voie de 40 démontable et des plaques tournantes.


Divers

  • Une amorce de galerie ( cf 5 ), vraisemblablement vers le puits de la tourelle Mougin est présente dans la galerie de jonction.
  • Dans la galerie en direction de la poterne, 2 petits locaux en face à face et à bancs rabattables sont réservés pour un piquet d'intervention extérieure ( cf  6 ).
  • La lutte contre les eaux d'infiltration est réalisée par un grand nombre de "tuyaux muraux en poterie" dans les différentes salles et galeries.
  • Curieusement, aucun système d'éclairage n'est prévu dans les galeries.